Xavier Bettel reste ferme mais optimiste alors que les dirigeants européens se retrouvent vendredi à Malte pour fixer un cap à l’UE ébranlée par le Brexit et l’arrivée de Trump.

Ce ne sont pas les valeur que je défends», a indiqué à son arrivée à La Vallette le Premier ministre luxembourgeois, alors qu’un journaliste lui demandait de se positionner face à la politique du président américain. «L’Amérique est un partenaire pour l’Europe mais ça signifie aussi que l’Amérique a besoin de l’Europe», a-t-il conclu en souriant.

Au déjeuner, les 28 chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devaient évoquer les défis engendrés par la nouvelle donne géopolitique, et en particulier les débuts tonitruants de Donald Trump. Theresa May, premier chef de gouvernement européen à rencontrer le président américain, transmettra à ses homologues de l'UE l'assurance que ce dernier «soutient à 100% l'Otan», mais leur demandera de respecter leur engagement de débourser 2% de leur PIB dans le secteur de la défense, a indiqué Downing Street. «Il ne peut pas être accepté qu'il y ait, à travers un certain nombre de déclarations du président des État-Unis, une pression sur ce que doit être l'Europe ou ce qu'elle ne doit plus être», a assuré de son côté François Hollande à La Vallette.

Dans le même esprit, Angela Merkel a réitéré que l'Europe avait son destin entre ses mains. «Je crois que plus nous disons clairement comment nous définissons notre rôle dans le monde, mieux nous pouvons gérer nos relations transatlantiques», a-t-elle avancé. L'ombre de M. Trump devrait aussi planer sur la deuxième partie du sommet qui se déroulera à 27, sans le Royaume-Uni, de facto écarté pour une discussion sur l'avenir de l'UE après le référendum de juin 2016 en faveur du Brexit.